• Blodwyn

     

    Blodwyn
    © Rose P. Katell (tous droits réservés)
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    Seule au fond des bois, Blodwyn porta une main à ses lèvres, horrifiée. Elle ne pouvait pas faire ça… c’était au-dessus de ses forces ! Tout son être était tendu, attendant la délivrance qu’elle lui refusait. Elle tremblait. Son ventre devenait douloureux. Elle avait un mal fou à rester sur place. Elle souffrait, mais ne pouvait se laisser aller : la douleur n’était rien comparée à celle que la délivrance lui apporterait.

    Un nouveau spasme la saisit et Blodwyn crut qu’elle allait vomir. Adossée contre un arbre, elle se pencha, en sueur, et se força à ne pas céder. Cara ne lui pardonnerait jamais si elle s’y autorisait… Elle refusait de perdre son amitié ; elle était ce qui lui était arrivé de mieux dans son existence. Son monde ne se résumait qu’à deux choses : ces bois et Cara. Elle n’avait jamais eu de véritable amie avant elle…

    Depuis toujours, elle était liée à sa famille, sans pour autant y être considérée comme un membre à part entière. On la reconnaissait, se fiait à ses avertissements, mais cela s’arrêtait là. Sa présence n’était admise dans aucune demeure. Cela faisait tellement longtemps qu’elle vivait seule dans ses bois ! Elle les connaissait par cœur. Blodwyn était tant habituée à sa solitude qu’elle avait longtemps cru que les arbres seraient à jamais son unique compagnie. Mais Cara était née, avait grandi, et sa curiosité avait fini par la mener dans ces bois lorsqu’elle n’avait qu’une quinzaine d’années.

    Elle se souvenait de leur rencontre comme si elle s’était déroulée hier…

    Blodwyn errait parmi les arbres. Malgré le vent frais, le temps était clément. Sa robe blanche paraissait flotter autour d’elle et faisait ressortir la pâleur de sa peau et de ses cheveux blonds, si clairs qu’on aurait pu les croire argentés. Elle se laissait guider par ses pas ; la forêt n’avait plus aucun secret pour elle. Comme toujours, malgré son calme apparent, elle ne parvenait pas à se sentir sereine. Quelque chose l’oppressait, tapi au fond d’elle-même. Une chose qu’elle ne savait pas encore nommer.

    Sortant de ses pensées, elle vit qu’elle était arrivée au bord d’un ruisseau, celui où elle aimait marcher en été. L’eau avait toujours été son élément favori.

    Un craquement, juste derrière elle, la fit se retourner. Quelqu’un venait d’écraser une brindille, Blodwyn en était certaine. Ses sens la trompaient rarement…

    Curieuse – personne ne s’aventurait aussi loin : avec le temps, ces bois étaient devenus son domaine pour tout un chacun –, elle laissa son regard dériver, observant les alentours. Et là, elle le repéra. Un pan de tissu bleu dépassait derrière l’écorce d’un sapin.

    — Je te vois, murmura-t-elle d’une voix rendue rauque par le manque de dialogue.

    L’intrus ne réagit pas.

    — Pas la peine de te cacher, tu peux sortir.

    Une adolescente s’avança vers elle. Si Blodwyn avait craint de voir la peur dans son regard, il n’en fut rien. Tout juste semblait-elle intriguée.

    Elle faisait partie de cette famille à laquelle elle était liée malgré elle, aucun doute là-dessus. Tout en elle le criait.

    — Tu es loin de chez toi, lui dit-elle calmement.

    — Je sais.

    Son ton de voix, un rien impertinent, lui plut tout de suite. Elle n’avait pas l’air de ressembler aux autres membres de la famille, qui la dédaignaient ou la craignaient. Mais peut-être n’était-ce que parce qu’elle ignorait tout d’elle.

    Plus le temps passait, et plus Blodwyn avait l’impression que les gens oubliaient. Voulaient oublier. Se détacher du passé comme si ça pouvait l’effacer, changer quoi que ce soit. Un jour, elle en était certaine, elle tomberait dans l’oubli.

    — Que fais-tu ici ? Tu t’es perdue ?

    La jeune fille secoua la tête.

    — Non. Enfin si, un peu. Je te cherchais.

    — Tu sais donc qui je suis.

    — Oui, bien que personne n’a pu me dire ton nom. Certains même affirmaient que je ne te trouverais pas, ou que tu n’existais pas.

    Le contraire aurait été étonnant, songea Blodwyn. Nombreux étaient ceux qui auraient aimé se persuader qu’elle n’existait pas. Cette réaction était-elle pire que la haine ou la crainte ? C’était peu probable. Et elle avait déjà affronté tant de choses que cela lui importait peu. Rien ne changeait, au fond : elle serait toujours seule.

    — Blodwyn, répondit-elle. Et je ne crois pas que ta famille aimerait te savoir en ma compagnie.

    Si elle ne se trompait pas, il ne restait plus que quatre membres en vie de l’illustre clan qu’ils avaient été autrefois : les parents de la jeune fille, un oncle veuf depuis quelques années et la jeune fille elle-même.

    — Ma famille n’aime me voir nulle part sauf à la maison. Et je suis assez grande pour savoir ce que je fais.

    — Si tu le dis.

    Elle ne lui aurait avoué pour rien au monde, mais l’adolescente l’amusait. C’était la première fois que quelqu’un discutait si longtemps avec elle, sans la juger pour ce qu’elle avait déjà fait.

    — Je m’appelle Cara.

    — Eh bien, Cara, pourquoi me cherchais-tu ?

    — Je voulais voir si tu étais aussi effrayante que ce qu’on m’a raconté chez moi.

    Effrayante. Voilà donc l’image que l’on donnait d’elle encore aujourd’hui. Je n’ai pas choisi d’être ce que je suis, songea-t-elle avec une certaine amertume.

    — Le suis-je ?

    — Pas du tout. Je suis même déçue. Je m’attendais à être effrayée et me voilà en face d’une femme plutôt jolie. Et gentille, en plus de ça. Les gens racontent vraiment n’importe quoi.

    Sur ce point, Blodwyn ne pouvait que lui donner raison. Elle aurait même parié que certains l’affublaient de cornes dans leur description !

    — Je peux être effrayante, quand je crie.

    — Ce qui, si j’ai bien compris, ne doit pas arriver souvent.

    — Beaucoup moins qu’autrefois.

    La jeune fille avait hoché la tête, pensive. Blodwyn aurait donné cher pour connaître ses réflexions.

    Les secondes s’étaient éternisées lorsqu’enfin, sa visiteuse avait repris la parole :

    — J’ai l’impression qu’on ne t’apprécie pas beaucoup, hein ?

    Un bel euphémisme !

    — On peut dire ça.

    — Hum. C’était quand, la dernière fois que tu as parlé à quelqu’un comme moi ?

    Elle ne répondit pas.

    — Je m’en doutais un peu. C’est ton jour de chance, Blodwyn ! J’ai mon après-midi de libre, mes parents sont au boulot. Que dirais-tu d’un peu de compagnie ? Tu n’es pas la seule à avoir besoin d’une amie.

    Accepter était risqué. Si la famille l’apprenait, Cara pourrait se faire enfermer chez elle jusqu’à sa majorité, elle n’en doutait pas. Mais c’était si tentant… Personne ne s’était montré aussi gentil avec elle depuis… Elle ne savait même plus quand exactement ! Et la personnalité de Cara lui plaisait. Elle n’arrivait pas à savoir si elle masquait sa peur ou était réellement franche et insouciante, mais peu lui importait. Blodwyn avait enfin compris ce qui l’oppressait depuis tout ce temps : sa solitude.

    Le souvenir s’estompa et, malgré sa douleur, elle sourit en y repensant. Cara ne s’était pas contentée de passer un seul après-midi en sa compagnie, loin de là. Elle était revenue une fois, et une autre, et puis encore une autre. Au départ, Blodwyn en avait été étonnée : personne n’avait jamais réellement apprécié passer du temps avec elle ni même cherché à la connaître.

    Peu à peu, elle s’était rendu compte qu’elle avait, pour la première fois de sa vie, la chance d’avoir trouvé une véritable amie.

    Le temps s’était écoulé, sans que Cara ne la laisse tomber. Régulièrement, elle venait la voir ici même, dans la forêt. Elle l’écoutait, se confiait à elle et ne la jugeait jamais, même dans les pires moments, ceux qui lui valaient d’être rejetée par le reste de la famille. Cara était venue la voir après le décès de sa mère – avec qui elle ne s’était jamais réellement entendue –, et toutes deux s’étaient réconfortées, pour des raisons toutefois différentes. Il en avait été de même après la mort de son oncle…

    Secouée par sa nausée, Blodwyn dut se plier en deux pour contenir sa douleur. Elle était capable de lutter, elle le savait ! Il le fallait : jamais elle ne se pardonnerait le mal qu’elle ferait à Cara si elle s’autorisait à libérer ce qu’elle retenait en elle. Elle se devait d’être forte. Son amie venait toujours s’assurer de son bonheur dans ce lieu isolé, alors qu’importe si elle souffrait  : elle ne la trahirait pas !

    Je dois me concentrer pour ne pas céder à la douleur ! s’ordonna-t-elle. Il faut que je pense à des choses agréables…

    Il ne lui fallut qu’une seconde pour trouver son souvenir le plus plaisant : le jour où Cara était venue l’inviter à son mariage, quelques mois plus tôt, lui assurant qu’elle se moquait de la réaction de son père et des invités. Qu’elle était sa meilleure amie et qu’elle voulait qu’elle soit présente. Oh ! comme elle en avait été heureuse ! Bien sûr, elle n’avait accepté de venir qu’à condition de rester dissimulée à l’abri des regards. Si Blodwyn désirait effectivement assister au mariage de son amie et d’Aslinn, elle ne souhaitait pas provoquer un scandale, pas plus que l’effroi, ce jour-là : tout devait être parfait, Cara et Aslinn méritaient que leur journée soit exceptionnelle. Et elle l’avait été.

    Blodwyn se souvenait encore de la première fois où son amie lui avait parlé d’Aslinn. Cette jeune femme qu’elle avait bousculée en fuyant sa maison après une dispute avec son père. Cette jeune femme qui avait immédiatement remarqué qu’elle n’était pas dans son état normal et qui avait su gagner sa confiance en quelques mots. Cette jeune femme avec qui elle avait ensuite passé tout l’après-midi, sans voir les heures défiler…

    Le soir même, Cara venait la trouver pour lui raconter sa rencontre avec cette nouvelle amie qui, comme Blodwyn l’avait pressenti à l’époque, n’allait pas rester une simple amie bien longtemps.

    Cara n’avait pas tardé à la lui présenter, et si elle avait appréhendé la rencontre – la jeune femme allait-elle la jugée effrayante, comme tant d’autres ? – Aslinn s’était révélée aussi douce et gentille que Cara à son égard ; Blodwyn s’était tout de suite détendue en sa présence. Elle avait su à ce moment-là que son amie avait trouvé la bonne personne. Celle qui saurait veiller sur elle et être à ses côtés, quoi qu’il arrive. Une personne sur qui elle-même pourrait se reposer : elle ne serait plus seule à prendre soin de Cara. Et le sourire qui avait éclairé le visage de son amie ce jour-là en avait été la plus belle preuve.

    Blodwyn avait immédiatement considéré Aslinn comme un nouveau membre de la famille et avait été ravie qu’un mariage officialise ce fait. Désormais, alors qu’elle se tordait de douleur et respirait de plus en plus difficilement, elle n’était plus certaine que ce soit réellement une bonne chose… Cela ne changeait rien à ce qui allait se passer pour la jeune femme… mais Cara ne le lui pardonnerait jamais. Elle ne pourrait comprendre, comme grand nombre de personnes avant elle. Le chagrin la consumerait, elle aurait besoin de maudire un coupable, et elle le serait en partie à ses yeux, elle n’en doutait pas. Elle-même se considérait comme coupable.

    Pressant plus fort ses mains contre ses lèvres, Blodwyn chuta au sol. La douleur devenait insupportable ! Elle transpirait, secouée par quelques spasmes. Elle se sentait faible, si faible. Je dois… lutter. Pour Cara. Mais pourrait-elle supporter une telle souffrance encore longtemps ? Le doute s’insinua en elle, aussi froid et venimeux que la morsure d’un serpent. « Montre-lui enfin ton vrai visage, elle ne pourra l’ignorer, cette fois », semblait-il hurler.

    Les larmes coulèrent sur ses joues lorsqu’elle réalisa qu’elle n’était pas aussi forte qu’elle le prétendait… Qu’elle le veuille ou non, tôt ou tard, elle finirait par céder. Elle laisserait la délivrance arriver.

    Elle ne pouvait plus rien pour Aslinn, elle le savait. À cette pensée, son cœur s’émietta dans sa poitrine.

    Pardonne-moi, Cara.

    Et éloignant ses paumes de son visage, la Banshee hurla dans la nuit.

     

    *

     

    Une journée s’était écoulée depuis qu’elle avait poussé son funeste avertissement. La Mort avait frappé, Blodwyn le savait. Elle avait senti la vie d’un membre de la famille s’envoler dans la matinée. Le chagrin la terrassait. Jamais elle ne se le pardonnerait !

    Elle n’avait pas décidé cette mort, mais elle imaginait son cri glaçant Cara et Aslinn jusqu’au sang. Elle avait l’impression de les avoir trahies toutes les deux, d’avoir perdu ses deux seules amies. Jamais encore elle n’avait autant haï ce qu’elle était : une esclave de la Mort. Une créature maudite, condamnée à errer sur terre. Une créature solitaire destinée à faire souffrir la famille à laquelle elle était liée par ses avertissements morbides.

    Blodwyn n’avait pas bougé depuis qu’elle avait crié. Prostrée sur le sol, ses yeux n’avaient plus de larmes à pleurer. Si elle avait pu se donner la mort pour le mal qu’elle avait fait à Cara, elle se serait exécutée à la seconde même où son cri avait jailli ! Mais une Banshee n’avait pas droit à cette paix. Pas tant que sa famille subsistait. Tous ses membres devaient partir avant elle…

    La souffrance : tel était le prix à payer.

    Malgré la peine qui occupait tout son esprit, Blodwyn était aux aguets, tous ses sens en éveil. Elle l’entendit immédiatement ; un bruit de pas se rapprochait. Un bruit qu’elle avait pris l’habitude d’entendre au fil des années : Cara venait la voir. Blodwyn savait qu’elle viendrait.

    La Banshee se redressa, tituba avant de parvenir à rester droite. Elle était prête à affronter ce qui allait suivre. Elle méritait que son amie lui fasse des reproches. Elle aurait même trouvé juste qu’elle ne vienne pas. Qu’elle ne vienne plus.

    La solitude était la conséquence de sa nature profonde.

    — Blodwyn ?

    Sa voix était faible, épuisée. On pouvait y entendre tout son chagrin.

    — Je suis là, répondit-elle d’une voix tout aussi triste.

    Alors, Cara lui apparut, émergeant derrière les arbres. Si elle n’avait pas tant appréhendé cette rencontre, la Banshee se serait jetée sur elle pour la prendre dans ses bras et la réconforter ! Son amie avait les yeux rouges, bouffis à cause de ses pleurs. Ses cheveux étaient emmêlés. Sa tenue, froissée. Elle n’avait pas dormi, cette nuit, c’était une évidence. Et comment l’aurait-elle pu, après avoir entendu son cri ?

    Lâche, Blodwyn ferma les yeux. Voir sa peine lui était déjà insupportable, elle ne pourrait souffrir de voir la haine et la rancœur dans son regard. Elle entendit Cara s’approcher et se prépara à recevoir une gifle, un coup. Tout est de ma faute, se lamenta-t-elle.

    Un cri de surprise mourut dans sa gorge lorsqu’elle sentit deux bras l’enlacer. Elle en fut si étonnée qu’elle ne sut répondre à l’étreinte, figée.

    — Je suis désolée, Cara, parvint-elle à dire. Tellement désolée !

    — Ce n’est pas ta faute.

    — Pardon. Pardon, pardon, pardon.

    — Tu n’y es pour rien.

    — J’ai dû vous effrayer toutes les deux, vous faire perdre tout espoir…

    Cara la serra plus fort contre elle.

    — Aslinn était très malade, murmura-t-elle d’une voix si faible qu’elle était à peine audible. Nous le savions toutes les trois. Aslinn et moi le savions bien avant notre mariage.

    Blodwyn s’accrocha à ses paroles comme à une bouée de sauvetage, n’osant espérer son pardon. Elle ne méritait pas une telle compréhension, une telle gentillesse.

    — J’ai hurlé sa fin. Je ne voulais pas ! Mais je ne suis pas parvenue à retenir mon cri.

    — Tu ne l’aurais pas pu.

    Comme elle, Cara pleurait : Blodwyn sentit une larme dévaler son épaule.

    — Je m’en veux tellement…

    — Tu n’as jamais souhaité que ça arrive, tu le sais. Et je le sais aussi : Aslinn était ton amie. Sa mort t’affecte, je le vois, Blodwyn. Je serai cruelle de t’en vouloir. Sa maladie l’a emporté, pas toi !

    — Je suis la messagère de la Mort…

    — Et mon amie !

    Blodwyn fut incapable d’ajouter quoi que ce soit, étranglée par l’émotion. Cara ne lui en voulait pas… Cara comprenait, acceptait ce qu’elle était…

    — J’ai toujours su qu’un jour, l’un de tes cris serait bien plus douloureux que les autres. Aslinn en avait conscience, elle aussi. Nous l’acceptions, Blodwyn. Nous savions que tu en souffrirais autant que nous.

    En larmes, la Banshee parvint enfin à répondre à son étreinte. Elle pleura autant de douleur que de savoir qu’elle n’avait pas perdu son amie.

    — Tu m’as avertie, reprit Cara. Je savais ce qui allait arriver. J’ai eu le temps de lui dire au revoir avant qu’elle ne parte. Grâce à toi.

    Blodwyn n’avait jamais envisagé les choses sous cet angle.

    Elle leur avait offert du temps…

    Offert et pas pris.

    Le soulagement l’envahit.

    La honte la quitta peu à peu, ne lui laissant que le chagrin de la perte d’Aslinn.

    — Merci, murmura-t-elle.

    Et Blodwyn laissa sa tête reposer sur l’épaule de Cara ; les larmes coulèrent, témoins silencieux de sa peine.

    Dans les bois qui les avaient si souvent accueillies, elles pleurèrent la perte d’Aslinn. Toutes deux allaient affronter cette nouvelle épreuve comme toutes les autres : ensemble.

     


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