• Nouvel extrait pour une nouvelle histoire !

     

    Durant le camp d'écriture de L'Allée des Conteurs m'est venu l'idée d'une histoire de Fantasy se déroulant dans un village de chasseurs et ses alentours.
    Cette nouvelle me trottait tellement dans la tête que je l'ai aussitôt couchée sur le papier !

    Aujourd'hui, je vous en propose un petit extrait avant sa mise en ligne au mois de mai.
    Bonne lecture

     

     

    Rose

     

    EXTRAIT :

     

    Le village lui apparut et lui arracha un sourire. D’ici quelques minutes, Cyrëon pourrait déposer ses lourdes prises, puis se réchauffer face au feu. Cette perspective lui fit momentanément oublier la bruine et la boue ; ses pas s’en trouvèrent allégés. Il arriva en face de sa hutte plus tôt qu’il ne l’aurait cru.
    Il fut surpris de percevoir le bruit d’une conversation à l’intérieur. Sa momäe ne recevait que peu de visites. Cyrëon s’en réjouit, toutefois cela ne dura pas : dès qu’il devina l’identité de leur visiteuse, il s’empressa d’entrer dans l’habitation.
    Son ouïe ne l’avait pas trompé : la sorcière se trouvait bel et bien sous son toit. Il serra les dents. La simple présence de l’aveugle suffit à le rendre mal à l’aise. Il exécrait cette jeune femme, cette colporteuse de mythes.
    Malgré son handicap, elle remarqua son arrivée avant sa propre mère, ce qui ne fit qu’augmenter son malaise.
    — Chasseur Cyrëon, le salua-t-elle.
    Sa voix était aussi fluette que son allure. Tout en lui renvoyant ses salutations, il se demanda une fois de plus comment une personne si menue réussissait à vivre seule ; surtout elle, qui n’habitait pas dans le village, mais recluse dans ses abords.
    — Tu es rentré, s’écria sa momäe en pivotant vers lui.
    — Comme toujours. J’ai manqué quelque chose ?
    Si leur invitée n’avait été aveugle, nul doute qu’elle aurait été outrée par la façon dont il la désigna du doigt et la dévisagea. D’un geste discret, sa momäe lui fit comprendre qu’il exagérait. Néanmoins, il ne montra aucun signe de repentir.
    — Enöra est venue nous apporter notre amulette.
    Le chasseur grimaça ; lui ne croyait pas aux soi-disant charmes et sorts de la drôlesse, et il savait qu’il n’était pas le seul au village…
    — Une amulette ?
    — Demain est la nuit du Malär, Chasseur Cyrëon. Cette amulette vous préserva vous et votre momäe du mauvais sort : quand le grand Malärosh rendra visite au village, elle vous assura de ne pas être pris en payement des terres qu’il nous laisse fouler. Seules les bêtes seront touchées, c’est la nature même de l’accord fondé par nos ancêtres.
    — Je connais cette histoire, sorcière. J’ai toujours vécu au village.

     

     

    Nouvel extrait pour une nouvelle histoire !

     

    Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :