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    En ce jeudi pluvieux, que diriez-vous d'un petit extrait ? 
    Voici un petit passage de ma revisite du conte de La Petite Fille aux allumettes, écrit pour l'AT en cours de L'Allée des Conteurs ^^

     

    Rose

     

     

    EXTRAIT :

    Le cœur serré par l’angoisse, elle gravit les marches du vieil escalier en bois jusqu’à atteindre la mansarde du deuxième étage. Le son des toux sifflantes des autres logeurs lui parvint aux oreilles, aussi désagréable qu’à l’accoutumée. Des gémissements lui indiquèrent qu’une femme avait permis à l’un de ses clients de monter pour éviter le gel – ils se terraient sans doute dans un coin, à peine dissimulés par une couverture miteuse.
    Erika souffla. Malgré sa fatigue, elle aurait du mal à s’endormir. Au moins, elle serait à l’abri du vent…

     

    Un petit extrait ?

     

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    Bonjour,

     

    Nous sommes le 20 ! Ma nouvelle histoire courte, De planète en planète, est donc en ligne 
    N'hésitez pas à la partager si vous souhaitez m'aider. Sans vous, rien ne serait possible 

    DE PLANÈTE EN PLANÈTE

    Je vous souhaite une bonne lecture !

     

    Rose

     

    Résumé :

    La planète sur laquelle jouait Abel s'est éloignée des autres, l'empêchant de rentrer chez lui. L'enfant doit impérativement trouver une solution à ce problème, au risque de ne plus jamais revoir sa famille !

     

    A découvrir également sur :

    Scribay : ICI

    LeConteur.fr : ICI

    Wattpad : ICI

    - FictionPress : ICI

    Short Edition : ICI

     


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    De planète en planète
    © Rose P. Katell (tous droits réservés)
    Le code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes de l’article L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

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    Abel amena ses jambes contre lui, puis entoura ses genoux avec ses bras. Son envie de rire s’était envolée ; la petite planète sur laquelle il était assis s’était trop éloignée de son système. Il se retrouvait mis à l’écart de celles où il aimait jouer. Pire encore : de celle où il vivait avec son papa et sa maman ! Il avait d’abord refusé de l’admettre, mais il avait dû se rendre à l’évidence. Il ne serait jamais capable de sauter une distance si grande, pas même s’il prenait tout son élan comme il aimait le faire lorsqu’il passait d’un astre à un autre.

    Ah ! Que le petit garçon avait ri quand l’astéroïde avait frôlé son terrain de jeux du moment ! Il s’était délecté du déplacement provoqué et amusé de sa vitesse. Il le regrettait amèrement maintenant… Ses parents lui avaient pourtant recommandé d’être prudent, de ne pas prendre de risques inutiles. Il suffisait d’un rien pour qu’une planète s’affranchisse de ses sœurs, combien de fois ne le lui avait-on pas répété ? Mais non, il n’avait pas écouté !

    Des larmes perlèrent au coin de ses yeux. Il n’était qu’un idiot ! Il ne reverrait plus sa famille et était condamné à passer le reste de sa vie sur un monde minuscule sans personne pour s’occuper de lui. Un sanglot lui échappa. Il détestait l’endroit où il se trouvait ! Il détestait les astéroïdes ! Et il détestait aussi sauter de planète en planète ! Sans ce jeu stupide, il ne serait pas coincé là !

    — Je… je veux rentrer chez moi…

    Ses pleurs s’intensifièrent. Abel enfuit sa tête entre ses jambes et se laissa aller à son désespoir.

    Soudain, une sensation de chatouillis dans ses cheveux le surprit. Il releva les yeux, puis hoqueta devant l’être qui se tenait face à lui. Une souris cosmique !

    L’enfant les adorait. Petits et gris, ces rongeurs vivaient deux planètes à côté de la sienne et aimaient par-dessus tout se courir les uns après les autres dans l’océan de l’espace. Une étrange boule lumineuse située sous leur ventre leur permettait de léviter et de se mouvoir en apesanteur ; il leur suffisait de la faire rouler avec leurs pattes dans la bonne direction pour se déplacer. À chaque pression sur elle, la fameuse boule étincelait – un spectacle dont Abel raffolait. Certains jours, il lui arrivait de s’amuser avec elles. Les souris cosmiques se laissaient facilement caresser, elles étaient des compagnons de jeu idéals.

    La venue de la créature l’aida à oublier sa tristesse. Il tendit la main, puis l’autorisa à la renifler et sourit quand ses moustaches lui frôlèrent la paume. Couinant de plaisir, elle entreprit de tourner autour de son buste. Aussitôt, Abel s’exclama :

    — Je te connais !

    Une seule souris adoptait un tel comportement avec lui. Celle qu’il avait nommé Vela.

    — Tu m’as retrouvé, se réjouit-il. Mais je n’ai pas à manger pour toi, désolé… Je suis coincé ici.

    Le petit garçon imaginait sans mal la peine du rongeur privé de son en-cas quotidien. Il espéra qu’il ne lui en tiendrait pas trop rigueur – prisonnier de la planète, il aurait plus que besoin de sa compagnie !

    Hélas, son vœu ne fut pas exaucé. La créature l’observa comme si elle cherchait à appréhender ses propos, puis elle s’écarta de lui. Patinant sur sa boule lumineuse, elle s’éloigna de l’astre. Il la regarda devenir de plus en plus petite et essaya en vain de contenir ses nouvelles larmes ; la solitude l’enserra, pareille à un gigantesque serpent.

    — Tu as... tu as raison de partir. Toi, tu peux rentrer !

    Abel ferma les yeux, incapable de supporter davantage la vue des planètes qui le narguaient au loin. Il tenta de maîtriser ses pleurs et d’accepter sa situation. Néanmoins, rien ne l’aida à y arriver. Les secondes s’écoulèrent ; elles devinrent des minutes plus interminables les unes que les autres. Il ne bougea pas d’un pouce, figé dans son malheur.

    Au bout d’un moment, quelques couinements lui parvinrent aux oreilles. Vela était-elle revenue ? L’enfant n’osa y croire et garda ses paupières closes. Pourtant, les bruits s’intensifièrent. Une seule souris cosmique ne pouvait pas en être à l’origine ! Il s’autorisa à regarder.

    La surprise le rendit muet, sa bouche s’ouvrit en un rond parfait. Guidés par sa petite amie, des dizaines de rongeurs patinaient dans sa direction ! Abel se releva d’un bond. Il se frotta les yeux ; toutefois sa vue ne lui jouait aucun tour. Émerveillé, il observa les créatures former une ligne large et droite jusqu’à sa planète. Pourquoi agissaient-elles de la sorte ? Il n’en avait jamais aperçu autant au même endroit !

    Vela s’approcha et le gratifia d’un cri enthousiaste. Il la dévisagea sans comprendre, alors elle attrapa la manche de son pull entre ses dents, puis tira dessus. Bien, elle voulait qu’il la suive. Il s’exécuta.

    Elle l’emmena jusqu’à ses consœurs, arrêtées pile devant l’astre. Abel réalisa que la ligne qu’elles formaient était un pont qui le reliait à son domicile. Elles étaient venues l’aider !

    — Oh, merci ! Merci, merci, merci ! cria-t-il.

    Fou de joie, il prit Vela entre ses mains pour embrasser sa tête. Il posa ensuite un premier pied sur le passage vivant et s’étonna de sa solidité. Les rongeurs étaient si serrés entre eux qu’il ne risquait pas d’être déstabilisé !

    — Vous n’avez pas mal ? demanda-t-il.

    Des couinements amusés lui répondirent. Encouragé, il avança sur le pont. Il allait rentrer chez lui ; son bonheur était si grand qu’il en devenait presque douloureux !

    Au début, ses pas se firent prudents et mesurés. Mais dès qu’il réalisa qu’il ne craignait rien, le petit garçon se mit à courir, sautant de souris en souris et riant aux éclats. Il laissa sa joie s’exprimer et remercia chaque créature qui leva le museau vers lui. Avec enthousiasme, il vit la distance entre lui et les différentes planètes de son système s’amoindrir.

    — Papa ! Maman ! J’arrive !

     

    Abel ouvrit un œil, dérangé par la lumière du jour. Face à lui, sa maman tenait la corde du volet entre ses mains.

    — Réveillé, petite marmotte ?

    — Mmmhh.

    — Debout, il y a école.

    — D’accord, bâilla-t-il avant de s’étirer entre ses couvertures.

    — Habille-toi pendant que je m’occupe du petit-déjeuner. C’est papa qui te conduit en classe, aujourd’hui.

    L’enfant sourit et opina. Puis il la regarda quitter sa chambre. Il rejeta ses couettes et descendit de son lit, groggy. Des souvenirs de son rêve vinrent titiller sa mémoire. Il ne put s’empêcher de rire. C’était tellement bizarre !

    Il marcha jusqu’à la cage de sa souris grise, manquant de renverser son précieux télescope. Le rongeur était encore en train d’essayer de tenir en équilibre sur la balle qu’il lui avait offerte, sans succès. Abel ouvrit la porte à barreaux et lui accorda une caresse.

    — J’ai rêvé de toi cette nuit, Vela. Tu étais une souris de l’espace !

     

     


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    Le camp d'écriture de L'Allée des Conteurs est terminé !

    J'avais choisi un objectif plus petit que d'habitude (10 000 mots), car la fin d'année se révèle intense en corrections 

    Eh bien, je suis fière de vous dire que j'ai réussi ! 
    Je peux déjà vous annoncer que grâce à ce camp, une nouvelle histoire du matin de Noël verra le jour le 25 décembre 

     

     

    Rose

     

     

    Camp d'écriture : le bilan

     

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    De temps en temps, il arrive qu'on me demande pourquoi j'ai choisi d'utiliser le mot « autrice » pour me désigner.
    Voici donc un article qui l'explique mieux que je ne pourrais le faire 

     

     

    Rose

     

    => auteur, auteure ou autrice ? <=

     

     

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